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Défi d’aménagement : la forêt profonde

Défi d’aménagement : la forêt profonde

Les photos des aménagements en sous-bois qu'on peut voir dans les magazines font rêver. Le spectacle des tapis de mousse recouvrant le sol, des fleurs sauvages scintillantes et des vieux troncs noueux nous donne une irrésistible envie d'y passer le temps à nous bercer sur une vieille balançoire, un bel après-midi d'été. Pourtant, un détail important n'apparaît pas sur ces images parfaites : cultiver un jardin sous les gros arbres relève souvent du tour de force.

L'ombre dense représente l'obstacle majeur, mais il y en a d'autres. Par exemple, le système racinaire d'arbres matures laisse peu de chance à nombre d'autres plantes de s'installer à leur pied, accaparant l'humidité et les nutriments du sol au détriment de vos plants fraîchement mis en terre. Ces plantes se tirent d'affaire assez bien la première saison (probablement l'année de la prise de photos), jusqu'à ce que les nutriments contenus dans le terreau lors de la plantation soient épuisés et que les racines des arbres environnants envahissent leur espace, les privant du minimum requis pour leur survie.

Une épaisse couche de feuilles mortes peut recouvrir les petites plantes et leur bloquer la lumière. De plus, certains arbres sécrètent une substance chimique qui inhibe la croissance des autres plantes, les empêchant de s'établir. Ces substances se dégagent des feuilles mortes, des racines ou des deux. Ce phénomène s'appelle allélopathie.

Inspirez-vous des écosystèmes forestiers naturels pour recréer des conditions favorables dans votre jardin de sous-bois. Voici quelques conseils suggérés par mère Nature et par mes multiples tentatives infructueuses d'aménagement de sous-bois.

Observez attentivement l'intensité de la pénombre et assurez-vous de choisir des plantes qui s'y adapteront : un arbre à feuillage très dense, comme un magnolia, planté dans une pente exposée au nord créera des conditions très sombres au sol comparativement à un arbre au port ouvert et à petites feuilles, comme un févier, planté dans une pente face au sud.

Évaluez le besoin d'éclaircir dans la couronne ou d'enlever les branches basses des gros arbres afin de laisser passer plus de lumière. Il est aussi plus difficile de faire pousser quoique ce soit sous les arbres au système racinaire fibreux, comme les sapins et les épinettes, ou qui drageonnent beaucoup, comme le robinier faux-acacia, les saules et les aulnes. Par contre, il est plus facile pour les plantes de s'établir au pied des arbres à racine pivotante — les chênes, les ormes et plusieurs érables — puisque le sol n'est pas rempli de racines.

Certains arbres sont plus allélopathiques que d'autres ; les noyers et les eucalyptus font partie des arbres les plus toxiques pour les autres plantes. Sous les gros arbres, n'hésitez pas à cultiver des plantes en contenant ou en jardinières suspendues aux branches.

Les racines du noyer répandent dans le sol environnant une substance chimique appelée juglone. En automne, ces arbres produisent aussi beaucoup de débris — feuilles mortes, noix et coques vides — qui s'accumulent rapidement pour rendre le jardinage particulièrement difficile à leur pied.

Plantes d'accompagnement

Fougère peinte du Japon 'Pictum' (Athyrium niponicum)

Voici la solution idéale pour les gens à la recherche de couleur et de texture dans une plante qui ne demande aucun entretien. Les frondes de cette fougère arborent un fabuleux mélange de rouge… Plus de détails »

Hosta hybride Assorties (Hosta hybrid)

Les hostas sont une plante polyvalente idéale pour les zones ombragées. Ils tolèrent bien le soleil matinal dans les régions nordiques (variétés à feuilles dorées surtout), mais excellent à… Plus de détails »

Pulmonaire d'Italie (Pulmonaria saccharata)

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